NOUS OCCUPONS, ILS BLOQUENT !

Communiqué du 12 mai 2021 - Suite aux annonces du CNPS, nous poursuivons l'occupation sans pour autant bloquer les représentations.

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Depuis plus de 2 mois, nous occupons les lieux de culture pour réclamer des droits sociaux pour tou·te·s et un plan de reprise de l’activité afin de permettre au plus grand nombre de retravailler.

Hier lors du CNPS (Conseil National des Professions du Spectacle), les annonces concernant le plan de reprise ont été clairement insuffisantes. 30 millions d'annoncés quand il en faudrait 500 pour assurer une réelle reprise d’activité (seulement 400€ de financement d’emploi par intermittent).

Le gouvernement tente d’éteindre le mouvement social en jouant la division et en répondant uniquement et partiellement aux demandes des intermittent·e·s du spectacle. Notre mobilisation les a contraints à céder sur une partie de nos revendications, c’est la preuve que la lutte et les occupations portent leurs fruits. 

Nous ne pouvons nous satisfaire d’une prolongation de l’année blanche de quelques mois au terme de laquelle 30% des intermittent·e·s du spectacle vont voir leur indemnités baisser et qui ne prend toujours pas en considération les intermittent·e·s de l’emploi (extras de l’hôtellerie, de la restauration, de l’événementiel, guides conférencier·e·s, accompagnateur·rice·s du tourisme, saisonnier·e·s, intérimaires, artistes/auteur·rice·s, travailleur·se·s forcé·e·s à l’auto-entreprenariat...). Ce que nous défendons, c’est un modèle de solidarité interprofessionnelle telle que la sécurité sociale et l’assurance chômage ont été initialement conçues : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Contrairement à ce que dit Mme Borne, la prolongation de l’année blanche n’est pas une “subvention à la culture” mais la juste réparation des conséquences des décisions politiques liées à la crise sanitaire. 

Mme Borne nous parle d’équité pour justifier de ne pas aider plus les intermittent·e·s tout en persistant dans son projet de réforme de l’assurance chômage qui va creuser encore plus les inégalités entre les chômeur·euses.

 

Ces annonces sont clairement insuffisantes, nous ne nous laisserons pas diviser des autres secteurs en lutte.

Notre mobilisation commence à payer, c’est le signal qu’il faut la poursuivre et l’amplifier.

Nous continuons donc l’occupation de l’Odéon et appelons les autres lieux qui le peuvent à faire de même. 

Nous ne bloquons pas la ré-ouverture ni les spectacles mais souhaitons poursuivre notre lutte et profiter de la venue du public pour l’informer et le sensibiliser.

Nous avons fait part de notre souhait de cohabitation à la direction de l’Odéon ainsi que des propositions d’aménagement des espaces afin de les rendre compatibles avec l’accueil des spectateur·ices· Pour l’instant la direction ne semble envisager aucune piste de cohabitation, et nous attendons toujours leurs propositions en ce sens. 

En essayant de faire passer les occupant·es comme responsables d’un possible blocage au lieu d’incriminer le gouvernement, la direction prendrait le parti de se ranger au côté de celui-ci.

 

Nous souhaitons la tenue des spectacles, nous maintenons la totalité de nos revendications et continuerons les occupations jusqu’à leurs totales satisfactions. 

 

Nous occupons, ils bloquent !