Ce n'est

qu'un au-revoir

Communiqué du 23 mai 2021.

210523-Disparition-1-l.jpg

Si un jour M. Braunschweig reçoit un Molière, ce ne sera sûrement pas celui du courage politique.

 

Mais après tout, M. Braunschweig n’est pas notre véritable ennemi. Tant mieux. Aux échecs comme à la guerre, le pleutre est le pire adversaire.

 

Nous l’avons dit maintes fois, notre intention n’a jamais été d’empêcher la réouverture. Mais nous avons affirmé aussi que nous ne sortirions pas de l’occupation tant que nos revendications ne seraient pas satisfaites.

 

Nous refusons de porter la responsabilité de la fermeture de l’établissement et de l’annulation du spectacle.

 

Que la Macronie assume, elle, de rester sourde aux voix des précaires qui se battent pour pouvoir vivre de leur métier et de leurs droits sociaux ! La réouverture n’est pas la reprise du travail pour des millions de personnes, dont les intermittent·e·s du spectacle et de l’emploi.

 

Au milieu de ces irresponsables, il nous revient de faire tonner la raison.

 

C’est pourquoi nous décidons aujourd’hui de quitter l’Odéon.

 

Cette occupation aura permis de lancer un mouvement sans précédent à travers le pays. À ce jour, plus d’une centaine de lieux sont coordonnés. Notre socle commun de revendications est un cap à tenir pour continuer la lutte. Il nous appartient maintenant de la mener ailleurs qu’à l’Odéon.

 

" Occupons nos lieux de travail pour s’organiser. Occupons les lieux de culture pour converger. Occupons tous les lieux où nos vies se décident pour se réapproprier notre avenir. "

Occupons partout. Surtout là où on ne nous attend pas. Soyons surprenantes et créatifs !

 

Une chose est sûre, nous ne nous résignerons pas au silence. Nous continuerons à crier jusqu’à leur en faire péter les tympans !

 

Mesdames les Ministres Bachelot et Borne, tant que nous étions à l’Odéon, vous saviez où nous trouver. Maintenant que nous sommes sorti·e·s, attendez-vous à des surprises.

 

À bientôt !